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Actualité(s) du Traditionalisme Catholique

25 août 2016

[Paix Liturgique] Cardinal Sarah (5): Je veux lancer un appel à tous le prêtres: "Célébrez vers le Seigneur!"

SOURCE - Paix Liturgique - Lettre n°558 - 23 août 2016

Voici la dernière partie de l’allocution prononcée le 5 juillet 2016 par le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, lors des journées Sacra Liturgia 2016. Ce texte commence par l’appel solennel à ses frères prêtres de retrouver le sens de la juste orientation liturgique, versus Dominum. 
À juste titre, beaucoup ont souligné l’importance de cet appel. Même si, théoriquement, le fond du nouveau rite n’est pas affecté par ce retournement du sens de la célébration, tout le monde comprend l’importance décisive, visuelle, sensible, que celui-ci produit. C’est ce passage du discours – « l’appel de Londres », comme l’ont appelé certains esprits malicieux – qui a suscité l'ire des derniers modernistes. C’est aussi la partie la plus directement ratzinguérienne du discours du cardinal Sarah si l'on se remémore ces lignes du cardinal Ratzinger, : « La prière en commun vers l'Est ne signifiait pas que la célébration se faisait en direction du mur ni que le prêtre tournait le dos au peuple – on n'accordait d'ailleurs pas tant d'importance au célébrant […]. Ils ne s'enfermaient pas dans un cercle, ne se regardaient pas l'un l'autre mais, peuple de Dieu en marche vers l'Orient, ils se tournaient ensemble vers le Christ qui vient à notre rencontre. » (Joseph Ratzinger, L'esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001, p.68) 
Faute de temps, la suite de la conférence – signalée en gras – n’a pu être prononcée à Londres et mérite donc une attention redoublée car elle n’a été que très peu reprise et commentée jusqu’ici alors qu’elle contient des indications précises et simples sur ce qui devrait accompagner le nouveau mouvement liturgique souhaité par le cardinal Préfet du Culte divin voulu par le pape François.
Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an (12 juin 2015), ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. À chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

Aussi, chers frères dans le sacerdoce, je vous demande humblement et fraternellement de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec l’assurance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Église et pour les fidèles. Votre appréciation pastorale déterminera comment et quand cela sera possible, mais pourquoi éventuellement ne pas commencer le premier dimanche de l’Avent de cette année (1), [APPLAUDISSEMENTS NOURRIS] quand nous attendons le « Seigneur [qui] va venir sans tarder » (cf. l’introït du mercredi de la première semaine de l’Avent) ? Chers frères dans le sacerdoce, prêtons l’oreille aux lamentations de Dieu proclamées par le prophète Jérémie : « Car ils tournent vers moi leur dos, et non leur visage » (Jr 2,27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur ! Depuis le jour de son baptême, le chrétien ne connaît qu’une Direction : l’Orient.

« Tu es donc entré, nous rappelle saint Ambroise, pour regarder ton adversaire, à qui tu as décidé de renoncer en lui faisant face, et tu te tournes vers l’Orient (ad Orientem) ; car celui qui renonce au Diable se tourne vers le Christ, il le regarde droit dans les yeux. » (Traité de saint Ambroise sur les Mystères)

Je voudrais aussi très humblement et fraternellement lancer un appel à mes frères évêques : conduisez vos prêtres et vos fidèles vers le Seigneur de cette façon, particulièrement lors des grandes célébrations de votre diocèse et dans votre cathédrale. Formez vos séminaristes à cette réalité : nous ne sommes pas appelés à la prêtrise pour être, nous-mêmes, au centre du culte, mais pour conduire les fidèles au Christ comme des fidèles compagnons unis dans une même adoration. Encouragez cette simple, mais profonde réforme dans votre diocèses, votre cathédrales, vos paroisses et vos séminaires.

En tant qu’évêques, nous avons une grande responsabilité, et un jour nous devrons en rendre compte au Seigneur. Nous ne possédons rien ! Rien ne nous appartient ! Comme saint Paul l’enseigne, nous ne sommes que « des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, ce qu’en fin de compte on demande à des intendants, c’est d’être fidèles » (1Co 4,1-2). Il nous faut nous assurer que la liturgie soit réellement respectée dans nos diocèses et que nos prêtres et diacres non seulement observent les règles liturgiques, mais également connaissent l’esprit et la force de la liturgie dont elles découlent. J’ai été fortement encouragé en lisant le texte « L’évêque, gouverneur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans de le diocèse » présenté en 2013 lors de la conférence Sacra Liturgia à Rome par Mgr Alexandre Sample, archevêque de Portland dans l’Oregon, aux États-Unis. J’invite fraternellement les évêques à étudier avec attention ces considérations.

Tous les ministres de la liturgie devraient, périodiquement, faire un examen de conscience. Pour ce faire, je recommande la deuxième partie de l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis de Benoît XVI (22 février 2007), « le développement du rite eucharistique ». Cela fait presque 10 ans que cette exhortation a été publiée comme le résultat collégial du synode des évêques de 2005. Quels progrès avons-nous effectués depuis lors ? Dans quelle direction faut-il avancer ? Nous devons nous poser ces questions en conscience, chacun conformément à sa responsabilité. Ensuite, il faut encore faire ce que nous pouvons et ce que nous devons pour réaliser la vision soulignée par le Pape Benoît XVI.

À ce stade, il me paraît utile de rappeler ce que j’ai déjà dit ailleurs : le Pape François m’a demandé de continuer l’œuvre liturgique extraordinaire entreprise par Benoît XVI. (cf. le message à la conférence Sacra Liturgia de 2015 à New York, aux États-Unis). Ce n’est pas parce que nous avons un nouveau Pape que la vision de son prédécesseur est invalidée. Tout au contraire, le Saint-Père le Pape François a un immense respect pour la vision liturgique et les mesures mises en œuvre par le Pape émérite Benoît XVI, dans la fidélité scrupuleuse aux intentions et aux objectifs des Pères du Concile.

Avant de conclure, permettez-moi de mentionner d’autres manières, plus modestes, de contribuer à une mise en œuvre plus fidèle de Sacrosanctum Concilium. La première est que nous devons chanter la liturgie, c’est-à-dire chanter les textes liturgiques, respecter les traditions liturgiques de l’Église et apprécier le vaste trésor de la musique sacrée qui est le nôtre, en particulier la musique propre du rite romain, à savoir le chant grégorien.

Nous devons trouver un bon équilibre entre les langues vernaculaires et l’usage du latin dans la liturgie. Le Concile n’a jamais eu l’intention d’insinuer que le rite romain fût exclusivement célébré en langue vernaculaire. Mais il avait l’intention d’accroître son usage, en particulier pour les lectures. Aujourd’hui, il devrait être possible, en particulier avec les moyens d’impression modernes, de faciliter la compréhension de tous quand le latin est utilisé dans la liturgie eucharistique. Le latin est aussi particulièrement approprié pour les rassemblements internationaux, lorsque la langue vernaculaire n’est pas comprise par beaucoup. Évidemment, lorsque la langue vernaculaire est adoptée, elle doit être assortie d’une traduction fidèle de l’original en latin, comme le Pape François me l’a récemment réaffirmé.

Nous devons nous assurer que l’adoration est au cœur de nos célébrations liturgiques. Le cœur de la liturgie, c’est l’adoration de Dieu. Trop souvent, nous n’allons pas de la célébration vers l’adoration. Or, si nous ne le faisons pas, j’ai peur que nous ne participions pas toujours pleinement et intérieurement à la liturgie. Deux dispositions physiques sont utiles, et même indispensables. La première est le silence. Si je ne suis jamais en silence, si la liturgie ne me donne pas d’espace pour prier en silence et contempler, comment puis-je adorer le Christ ? Comment puis-je le rejoindre dans mon cœur et dans mon âme ? Le silence est très important, et pas uniquement avant ou après la liturgie. Il est le fondement de toute vie spirituelle profonde.

Il en va de même pour l’agenouillement lors de la consécration (à moins d’être malade) : il est essentiel. En Occident, c’est un acte physique d’adoration qui nous humilie devant notre Dieu et Seigneur. C’est en soi un acte de prière. Là où l’agenouillement et la génuflexion ont disparu de la liturgie, ils doivent être rétablis, en particulier pour la réception de notre Seigneur dans la sainte communion. Chers prêtres, chaque fois qu’il est possible, avec la prudence pastorale dont j’ai parlé plus haut, formez vos fidèles à ce bel acte d’adoration et d’amour. Agenouillons-nous pour adorer et aimer le Seigneur dans l’Eucharistie à nouveau !

« L’homme n’est pleinement homme qu’en se mettant à genoux devant Dieu pour l’adorer, pour contempler sa sainteté éblouissante et se laisser remodeler à son image et à sa ressemblance » (R. Sarah, En route vers Ninive, Éditions Saint-Paul 2011, p.196). S’agissant de la réception de la Sainte Communion en s’agenouillant, je voudrais rappeler la lettre de 2002 de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, qui affirme clairement que « tout refus de la Sainte Communion à un fidèle à cause de son agenouillement [est] une grave violation de l’un des droits les plus fondamentaux des fidèles. » (Lettre, 1er juillet 2002, Notitiae, n. 436, novembre-décembre, p. 583, traduction libre)

Veiller à l’habillement convenable de tous les ministres de la liturgie dans le sanctuaire, y compris les lecteurs, est aussi très important, si nous voulons que ceux-ci soient considérés comme d’authentiques ministres. Ces services doivent être remplis avec la bienséance due à la sainte liturgie, et les ministres eux-mêmes doivent montrer la révérence convenable pour Dieu et pour les mystères qu’ils servent.

Voilà quelques suggestions : je suis certain que beaucoup d’autres pourraient être faites. Je vous les présente comme autant de manières possibles d’aller de l’avant vers « une manière digne de célébrer la liturgie, tant dans sa forme extérieure que dans les dispositions intérieures ». Ce qui était bien sûr le souhait exprimé par le Cardinal Ratzinger au début de son grand ouvrage L’Esprit de la liturgie (Ad Solem, Genève 2001, p.10). Je vous encourage à faire tout votre possible pour réaliser ce but qui est en parfaite cohérence avec celui de la Constitution sur la Sainte Liturgie du Concile Vatican II.

[…]

© Cardinal Robert Sarah, Sacra Liturgia UK

(1) C’est aussi le premier dimanche de l’Avent 1969, il y 47 ans, que la réforme de Paul VI, symbolisée de fait par le retournement de l’autel versus populum¸ est entrée en vigueur.

[Louis de Bourbon, duc d'Anjou - Valeurs Actuelles] Déclaration pour la fête de Saint-Louis

SOURCE - Louis de Bourbon, duc d'Anjou - Valeurs Actuelles - 25 août 2016

Royauté. A l'occasion de la fête de Saint-Louis, "son aïeul et son saint patron", le duc d'Anjou, Louis de Bourbon, s'adresse aux Français dans une longue déclaration écrite. Il désire, "au nom de l’histoire, mais sans nostalgie", "apporter quelque chose au moment où la France subit une grave crise".
Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.


Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

[Riposte Catholique] Jacques Bompard à l’Université d’été de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X

SOURCE - Riposte Catholique - 21 aout 2016
Le député-maire d’Orange (Vaucluse) était l’invité cette année de l’université d’été de la Fraternité Saint-Pie X qui a pris ses quartiers dans les locaux de l’école Saint-Joseph des Carmes, entre Toulouse et Carcassonne. Il était accompagné de son épouse, Marie-Claude Bompard, maire de Bollène et conseiller départemental du Vaucluse. Tous deux ont parlé de l’expérience de leurs mandats face aux défis du moment, en particulier celui de la défense de la famille, thème abordé cette année par l’Université d’été de la FSSPX. Le député du Vaucluse a rappelé ses actions législatives et ses prises de position à l’encontre du projet de loi relatif au mariage dit pour tous.

Cette session d’étude a réuni 150 personnes, de moins de trente ans pour la plupart. Plusieurs intervenants sont apparus à la tribune, comme Franck Bouscau, professeur d’histoire du droit à la faculté de Rennes, ou l’abbé Patrice Laroche, prêtre de la FSSPX et docteur en droit canonique. La traditionnelle veillée des jeunes n’a quant à elle pas eu de mal à se déployer sur les remparts de Carcassonne le soir du 15 août. Ces dix dernières années, ses chants s’élevaient au-dessus de ceux de Saint-Malo.

[lalibre.be] Miracle à Alost ? Une hostie vieille de 200 ans s'est mise à saigner...

SOURCE - lalibre.be - 24 aout 2016

Eric Jacqmin, prêtre à Alost, y croit. Pour le diocèse de Gand, c'est moins le cas... 

Selon l'homme de foi, l'hostie présente dans un ostensoir serait vieille de 200 ans et proviendrait, les dires lui ont été rapportés par un antiquaire de la cité des oignons, d'un cloître de bonnes soeurs à Nivelles. 

Début juillet, l'hostie se serait mise à saigner "spontanément" dans la maison du prêtre qui avait reçu l'objet en cadeau d'amis. L'hostie protégée par du verre et de l'étain ne peut donc être manipulée. "Une hostie est un morceau de corps du Christ. Quelle chance existe-t-il pour qu'elle se colore d'un rouge sang ? Cet événement dépasse toutes les lois de la nature ! Pour moi, il s'agit simplement d'un miracle" s'est exprimé M. Jacqmin. 

Le prêtre rappelle que le mois de juillet, le septième de l'année, est le mois du Saint-Sang chez les chrétiens. "J'ajoute que cet objet est en ma possession depuis neufs mois" constate l'homme d'église."C'est le temps qu'il a fallu à Marie pour mettre Jésus au monde. De plus, il y a sept témoins qui ont observé le phénomène durant mon absence." 

Jacqmin fait partie d'une congrégation de pratiquants qui en appelle à l'application de la Bible à la lettre. Les messes se déroulent donc en latin et le prête est dos à l’assistance. Du côté du diocèse de Gand, on se montre prudent. La reconnaissance d'un miracle passe par un long processus dirigé par une commission indépendante.

24 août 2016

[DICI] Le monastère Notre-Dame de Guadalupe vu du ciel

SOURCE - DICI - 23 aout 2016

Fondé en 1991 par le P. Cyprien, le monastère bénédictin Notre-Dame de Guadalupe célébrait cet été son jubilé d’argent. Il est situé au Nouveau Mexique, à 2050 m d’altitude, au milieu de la forêt, en bordure immédiate d’un des plus vastes parcs nationaux des Etats-Unis.
            

Our Lady of Guadalupe Monastery / 142 Joseph Blane / Silver City NM 88061-9799 USA / Courriel : ologmonastery@gmail.com – Téléphone : (575) 388-9279 – Télécopie : (575) 534-4320 – Site Internet : ourladyofguadalupemonastery.com